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Un deuxième animal ?

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Vous avez un chien ou un chat et vous souhaitez adopter un second animal de compagnie ? Pourquoi pas ! Mais Félix acceptera-t-il de partager votre toit avec un chiot ? Médor peut il vivre avec un congénère ou avec un chat ? A quels risques allez-vous exposer vos futurs poissons, perruches ou souris blanches ?

Un deuxième chien ?
Vous avez déjà un chien et souhaitez adopter un second canidé, voici quelques éléments de bases à considérer avant de vous lancer :

- Attention à l’âge de votre toutou !
Comment Papi Médor vivra t-il l’intrusion d’un chiot turbulent dans son quotidien ? Si les anciens les plus sociables y trouvent un second souffle, d’autres pourront s’irriter de l’agitation perpétuelle du nouveau venu. Veillez à ce que votre doyen puisse se retirer dans un endroit calme, préservé de tout dérangement.

- Pensez à la différence de taille
Il est souvent conseillé de choisir un congénère du même gabarit que Médor. En effet, il peut être difficile pour un chihuahua et un dogue allemand de communiquer efficacement et de s’ajuster. De plus, dans certaines situations d’agitation, une bousculade maladroite peut rapidement tourner au drame pour certains petits chiens fragiles.

- Du même sexe ?
Le choix du sexe de votre nouveau compagnon peut également avoir son importance notamment si vous avez déjà plusieurs chiens. La compétition sexuelle reste l’une des causes de bagarres entre chiens.

- Evitez la compétition
Le lieu de la première rencontre est décisif. Choisissez un lieu neutre (un lieu de promenade par exemple) et laissez les chiens libres d’interagir comme ils le souhaitent.
Au quotidien, veillez à ne pas chouchouter celui qui vous parait « le plus faible » au risque de générer de la compétition entre vos chiens et d’envenimer les conflits existants. Multipliez les ressources : au moins une gamelle et un couchage par chien sont nécessaires. La répartition de ces ressources sur le lieu d’habitation est  également importante : Veillez à éloigner les couchages et les gamelles de sorte que chacun puisse les utiliser sans gêner l’autre.
Bien sur, tout est affaire d’individus et de tempérament. Choisir des chiens sociables aux bonnes capacités d’adaptation est déjà un bon début pour une cohabitation harmonieuse.

Une présence pour mon chat
Comme pour le chien, les idées reçues sur le chat sont légion. Ainsi, il est très souvent estampillé d’animal indépendant « qui vit sa vie dans son coin ». Pas de problème donc pour le laisser seul toute une journée ou un week end, voire davantage. Car c’est bien connu, il n’a besoin que d’une gamelle de croquettes et d’un bac à litière pour vivre… en êtes-vous certain(e) ?

Pour son équilibre, le chat a besoin de stimulations et de contacts sociaux. Pour l’aider à surmonter vos absences, vous pouvez être tenté(e) de vous mettre en quête d’un compagnon à quatre pattes avec lequel Mistigri pourrait jouer, dormir … Cela peut être une bonne idée, mais avant de prendre votre décision et de ramener un nouveau félin, il faudra bien y réfléchir. Votre chat est-il fait pour partager son quotidien avec un autre animal ?

- Un chat pour mon chat
L’introduction d’un second chat (ou d’un troisième …) est chose délicate. Le résident qui avait ses lieux de repos, ses lieux d’élimination et d’alimentation, ses rythmes,  va devoir partager son territoire et les ressources disponibles. Même s’il a déjà (bien) cohabité avec un congénère quelques mois ou années auparavant, il va falloir lui laisser du temps et ne pas oublier que l’entente entre chats est aussi une question d’individus !

Le nouveau venu va lui aussi être chamboulé : quel que soit son âge, il quitte un environnement physique et social qu’il connaissait pour se retrouver catapulté dans une nouvelle habitation, avec de nouveaux propriétaires … et un chat ! Pour éviter trop de nouveautés d’un coup, on peut le laisser découvrir son nouveau lieu de vie avant d’organiser la première rencontre avec le félin de la maison.

Mettre deux chats en présence peut être un moment très difficile à gérer pour le propriétaire qui rêve que ses chats s’entendent bien (et le plus rapidement possible !) et qui redoute le moindre grognement. Pourtant, feulements, crachements et autres vocalises font partie intégrante de la communication de nos félins domestiques. Les réprimander à la moindre émission sonore ou au moindre coup de pattes ne fera qu’ajouter des tensions entre les deux protagonistes et ne les aidera en rien à établir une bonne communication entre eux. Il est conseillé de ne pas cloisonner l’espace de rencontre (il faut privilégier un espace aéré avec des refuges en hauteur pour permettre aux chats de s’isoler) et de laisser les chats se cacher. Les démonstrations affectives pour rassurer le plus craintif ou calmer le plus offensif sont elles aussi à mettre de côté.

- Chouchoutez votre sénior !
Si vous voulez égayer le quotidien de votre vieux chat, réfléchissez bien avant de prendre une décision qui rendraient ces vieux jours bien difficiles. Un chat âgé subit différentes pertes sensorielles ce qui le rend plus vulnérable : les modifications importantes de son quotidien peuvent très stressantes. S’il a des difficultés à se déplacer et à sauter sur les meubles, pensez-vous lui faire un cadeau en ramenant une petite boule de poils agitée qui le sollicitera beaucoup (trop ?) et auquel il ne pourra se soustraire ?

- Côté aménagement
Pour que chacun trouve des lieux agréables pour se reposer, n’oubliez pas de fournir à vos deux chats suffisamment de coins repos (au sol et en hauteur) pour qu’il n’y ait pas de compétition à ce niveau. Au début de la cohabitation, vous pouvez aussi ajouter un bac à litière.

Entre chien et chat
Attention à la familiarisation ! C’est le processus (apprentissage) par lequel un individu s’habitue à un autre ou à certaines conditions environnementales. Lors du développement précoce, il existe une période sensible, propice aux apprentissages où l’individu est perméable aux évènements vécus. Il est souvent plus facile de familiariser un chiot à d’autres espèces qu’un adulte (moins souple dans ses comportements).

Si vous introduisez un toutou chez vos chats, l’idéal est donc que le chien ait été familiarisé aux chats. Un chien vif et réactif fera fuir les chats et pourra déclencher des agressions s’il se montre trop insistant. C’est pourquoi il est important de prévoir des refuges en hauteur pour les chats et de les laisser poser leurs limites avec le chien. De nombreuses interventions de la part de l’humain peuvent retarder la mise en place de relations clairement codifiées (communication) entre les animaux, voire alimenter maladroitement les difficultés.

Chiens, chats, poissons, oiseaux et rongeurs
Rongeurs, volatiles et reptiles sont les proies potentielles de Médor et Mistigri. Certains mouvements des petites bêtes (notamment des mouvements vifs, des déplacements rapides ou encore une fuite) peuvent déclencher une séquence de prédation chez nos prédateurs carnivores.

Les compétences de chasseurs de nos chiens et chats vont être principalement définies d’après leurs conditions de développement précoce. Pendant la période sensible, le chaton et le chiot vont apprendre à discriminer les animaux de leur propre espèce et les animaux d’espèces « amies ». S’ils n’ont pas été mis en présence de rongeurs ou d’oiseaux pendant cette période (étant entendu que les présentations ont eu lieu dans un contexte agréable et calme), ils ne peuvent pas les reconnaître comme espèces « amies ». S’il votre chien ou votre chat essaie de capturer la perruche ou le poisson rouge de la maison, il ne servira à rien de le punir. Mettez vos petits animaux à l’abri de leurs crocs et de leurs griffes en choisissant un aquarium solide et couvert et en vérifiant les systèmes de fermeture de la cage de vos oiseaux ou de vos rongeurs.

Surveillez vos animaux comme l’huile sur le feu et n’oubliez pas que la situation peut basculer en un clin d’œil même s’ils semblent « copains ».

N’oubliez pas …
Ne forcez jamais le contact entre vos animaux. Chacun doit être libre de prendre connaissance de l’autre à son rythme et de poser les limites qui lui sont propres. Il peut être utile de se faire aider par un professionnel avant même d’intégrer le nouveau venu. N’attendez pas que les choses se passent mal pour demander conseil. En effet, un spécialiste des cohabitations avec l’animal familier peut également accompagner les propriétaires dans le choix de leur nouvel animal et les aide à préparer le résident à l’arrivée prochaine d’un congénère ou d’un animal d’une autre espèce.

Amandine Roulet (http://www.chatvamal.fr)
& Julie Decompte
Ethologues

Article publié dans le revue Animal info
Num16 (mai-juin 2010)

Se prendre et se faire passer pour un chien !

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Pour construire une bonne relation avec son animal, il est capital de bien communiquer avec lui. Pour cela, il faut être capable de le comprendre et de se faire comprendre de lui. Mais nous ne parlons pas le même langage, alors comment s’y prendre au juste ?

 

Adopter des attitudes canines ?

Copier le comportement naturel du chien (ou du loup) n’est pas le moyen le plus clair de faire passer un message. Car, le chien ne nous perçoit probablement pas comme l’un de ses congénères. Rendons nous à l’évidence, notre espèce est relativement éloignée phylogénétiquement de celle du chien, et nous ne ressemblons pas du tout à notre petit compagnon poilu. Même avec une queue, des oreilles mobiles et des talents d’acteur né, il y a fort à parier que votre chien ne vous confondra pas avec l’un des siens… (Je sens votre déception). Alors comment un chien peut-il interpréter sans équivoque nos intentions lorsque nous jouons à emprunter (imiter) certains comportements canins ?

 

Petit exemple d’imitation :
Face à un comportement non compris et gênant (tel certains types de mictions, agitations, ou encore attitudes posturales et même conduites agressives souvent interprétées comme de la « provocation » de la part du chien), se saisir de l’animal par la peau du coup pour lui montrer qui est le chef, le retourner sur le dos (sans le brutaliser ?), le maintenir plaqué au sol, lui donner une claque dans les babines etc. Ces comportements visent à mimer l’attitude qu’auraient certaines mères ou individus dominants face à un congénère belliqueux ou trop remuant. Léger hic : nous ne sommes pas des chiens ! Si le chien comprend facilement que nous sommes contrariés et plutôt « pas contents », notre imitation
malhabile sera vécue comme un acte de violence et non comme une interaction sociale clairement codifiée. Le chien adoptera une posture de soumission (aplatissement au sol, allongement sur le dos ou même pipi de stress) ou menacera (mordra ?) par peur. Bonjour la confiance et l’harmonie ! De plus, il n’aura pas pour autant « compris la leçon ».

 

L’organisation sociale et la hiérarchie

Si nier que le chien est un être social et voit le monde à travers les codes de son espèce ne semble pas tangible, décrire, penser et construire les relations humain-chien comme reposant sur une hiérarchie linéaire (de type dominant-dominé) interspécifique ne paraît pas non plus approprié. Etablir un mode de communication où il s’agit d’imiter les dominants en s’imposant par la force peut même s’avérer dangereux.

 

Entre chien et homme, il s’agit d’une cohabitation entre deux espèces distinctes.

Nul besoin de se transformer en chien d’un coup de baguette magique ni d’imiter certains comportements maternels ou sociaux canins pour se faire comprendre ! Pour communiquer efficacement avec le chien, sans quiproquos ni malentendus, inventons un nouveau langage prenant en compte :

  • ce qu’est le chien : un chien ! S’exprimant au travers du répertoire comportemental de son espèce, des codes sociaux canins…
  • qui il est : son tempérament et sa sensibilité (plutôt offensif ou défensif, curieux ou peureux…)
  • ce que nous sommes : des humains ! Des êtres appartenant à une espèce différente de la sienne.

Nous pouvons communiquer de façon claire et cohérente avec nos chiens, sans violence et dans le respect de leurs émotions. Proposer un modèle de cohabitation basé sur l’équilibre entre les besoins de nos chiens et nos attentes d’humains pourrait constituer la base d’une relation saine et harmonieuse.

 

idée originale et croquis par Julien Nègre
Dark Médor et Pluke Floorwalker : Idée originale et croquis par Julien Nègre

Julie Decompte
www.autour-de-mon-chien.com

Chien agressif ou menaçant, attention à la morsure !

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Trop souvent nous nous retrouvons dans des situations difficiles avec nos animaux. En réagissant de façon inadaptée face à l’agressivité de nos chiens nous nous mettons en danger parfois même sans le savoir… Mieux comprendre les conduites agressives et en particulier le comportement de menace pourrait peut être éviter quelques morsures.

 

A quoi sert la menace ?

Lorsque votre chien vous menace, il vous signale qu’il vit une situation désagréable. Quelque chose le dérange et il tente le plus souvent de se soustraire à cet inconfort. La plupart des grognements ou autres menaces visent à mettre l’autre à distance, à repousser ce qui est désagréable ou inquiétant. Ce comportement est de type dissuasif, il sert à éviter le combat.

En vous menaçant, le chien ne cherche pas à « défier votre autorité » ni à vous « provoquer » ni à « créer un conflit », au contraire, il tente de le désamorcer. C’est la situation (incompréhension, compétition, contrainte, douleur…) qui génère un inconfort chez l’animal et conduit à l’apparition de la phase de menace, et non l’inverse !

 

Un signal d’alarme

Si votre chien grogne, montre les dents, vous aboie dessus ce n’est pas un jeu, c’est pour vous prévenir… Si vous restez sourd face à cet avertissement ou si vous persistez au registre de l’incompréhension, la prochaine étape sera la morsure.

 

Que faire face à un comportement agressif ?

Posez vous la question : que feriez vous face à un humain qui vous dirait : « vas t’en, laisse moi tranquille sinon ça va chauffer, j’ai mal ou encore j’ai peur de toi » ? Lui mettriez vous une baffe ? Tenteriez vous de le punir pour lui faire comprendre que ce n’est pas bien ? Insisteriez vous à molester cette personne ou la laisseriez vous tranquille… ?

Attention ! Penser que son chien tente de « dominer », et vouloir réaffirmer sa « position hiérarchique » en s’engageant dans un rapport de force peut vous entraîner sur une pente glissante.

Si jouer les « kamikazes » est exclu, minimaliser la situation et considérer que « ce n’est pas grave » est également dangereux. La menace est révélatrice d’une situation conflictuelle et délicate, il vous faut la comprendre et apprendre à la gérer au mieux. Ne pas prendre conscience du malaise, c’est s’exposer de nouveau (sans le savoir) à des situations dangereuses et risquer d’autres conduites agressives.

 

Quand l’incompréhension laisse place à la violence

Si la relation entre vous et votre chien est difficile, ponctuée de quiproquos et d’incompréhensions, le conflit (et la morsure) vous guette ! En effet, placé dans un climat de tensions et de stress (mêmes « modérés ») le chien pourra menacer voire agresser. L’agression peut être utilisée à titre défensif ou pour éclaircir une situation, mais elle reste un comportement : une réponse que l’animal donne à une situation pour restaurer son équilibre émotionnel. Si les chiens les plus sensibles (craintifs, « hyper sociables », émotifs…) sont particulièrement exposés, tous les chiens peuvent être amenés à vivre un jour une situation inconfortable ou conflictuelle. Suivant le contexte, l’histoire personnelle de l’animal et la relation à son environnement, certains individus pourront « choisir » d’utiliser la menace pour gérer cette situation. A moins que nous, humains, sachions identifier les difficultés, les anticiper et les gérer nous même de façon adaptée sans contrainte ni brutalité.
Car au titre de la violence il n’y a jamais de vainqueur, seulement des blessures inutiles.

Julie Decompte
www.autour-de-mon-chien.com

Publié chez French Toutou . com
http://www.frenchtoutou.com/info/decompte_agessivite.php

Une cage de transport pour un chien destructeur

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Une cage de « transport » comme son nom l‘indique, est un outil parfaitement utile et adapté pour les voyages. Mais, pour venir à bout de certaines nuisances provoquées par nos chiens comme les destructions et/ou les déjections à répétition un peu partout dans la maison, certains peuvent être tentés d’utiliser cette cage de « transport » comme cage de « contention ».

 

Bonjour l’accueil !

Il est vrai que la satisfaction de rentrer chez soi après une dure journée de travail peut rapidement se transformer en véritable cauchemar !

Surtout lorsque Médor nous accueille au milieu de divers objets ou plutôt de restes d’objets, de papiers (importants ou hygiéniques), de sous vêtements déchirés, de coussins émiettés et de télécommandes soigneusement dépiautées… Quelle fatigue rien qu’à l’idée de devoir tout ramasser, ranger, racheter… et la colère !!! Finalement, il aurait été presque plus reposant de rester au travail !

Après quelques mois et de longues heures supplémentaires (nécessaires pour racheter les 2 canapés et les 18 slips mis en pièce par votre chien); vous achetez une cage (« mais une très grande alors ! ») pour y placer votre « meilleur ami » en votre absence… En forçant un peu vous avez réussi à l’y faire rentrer. En retard mais content de vous, vous partez au travail. A votre retour, miracle ! Plus de destructions ! Ça a marché ! Le contraire serait étonnant…

Les jours passent et Médor rechigne de plus en plus à rentrer dans sa cage malgré les friandises. Vous êtes maintenant obligé de vous fâcher et de vous lever à 5h du matin pour ne pas être en retard au travail… Une vraie vie de chien !

 

Vous avez dit efficace?

La cage utilisée à la maison est efficace contre les destructions puisque le chien n’a plus accès au mobilier. Mais aussi grande et confortable soit elle, l’animal est contraint d’y rester en position allongée (ou assise mais en baissant la tête), la plupart du temps sans eau, et durant une à plusieurs heures. « Il y dort ! C’est sa niche ! » C’est vrai… Mais imaginez qu’on construise une boîte (« mais une très grande alors ! ») tout autour de votre lit. Même si vous adorez y dormir et même y faire la sieste, aimeriez-vous y passer la journée ? Si dans un autre contexte vous y allez de vous-même pour vous reposer, contraint, pourriez-vous y dormir tranquillement ? Pour les plus claustrophobes d’entre nous, l’idée seule suffirait à déclencher une crise de panique…

 

En l’absence de leur propriétaire, nombreux sont les chiens qui détruisent le mobilier ou certaines affaires personnelles. Ils ne le font pas par « plaisir » mais bien sous le coup de l’émotion et des tensions suscitées par ce vide abrupte et pesant. Le manque de stimulation et la frustration s’ajoutent parfois à la détresse toujours bien présente et réelle ! La « mise en cage » n’empêche pas la détresse et peut même générer des tensions supplémentaires. C’est en agissant sur les causes qui génèrent la détresse momentanée de votre chien que vous l’aiderez à mieux vivre vos absences, pas en pratiquant une mise en boîte (même habile) !

Julie Decompte
www.autour-de-mon-chien.com

Publié dans le magasine ATOUT CHIEN – janvier 2009

Publié chez French Toutou . com
http://www.frenchtoutou.com/info/chien_destructeur_cage.php

Super chien !

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Qu’est ce qu’un chien ? La réponse peut vous paraître tellement évidente que vous ne vous êtes jamais vraiment posé la question… C’est bien sûr un animal… Mais attention ! Pas n’importe lequel ! Un animal qui est ni plus ni moins surnommé « le meilleur ami de l’Homme ».
Si pour beaucoup d’entre nous le mot « chien » renvoie à l’image d’un compagnon « fidèle et dévoué » capable de nous « faire la fête » ou de nous « aimer » en toutes circonstances, alors peut être devrions-nous nous interroger simplement sur ce qu’il est.

Qui d’entre nous n’a jamais rêvé de « son meilleur ami » ?

Le chien de nos rêves est toujours présent à nos côtés et capable de s’adapter à tout : les déménagements, les vacances, la ville ou la campagne sans peur ni crainte ni trop d’excitation.

  • Ce chien « adore les enfants » et accepte même de se laisser tirer la queue ou les poils sans broncher.
  • Il vit pacifiquement en cohabitation étroite avec des congénères qui lui sont imposés ou d’autres animaux représentant parfois de véritables proies pour lui, « animal prédateur ».
  • Ce chien peut nous accompagner au restaurant sans réclamer un peu du contenu de notre assiette si appétissante, alors que justement il a très faim et qu’à la maison il y a droit.
  • Celui là reste seul à nous attendre sans difficulté lorsque nous nous absentons mais il nous suit partout lorsque nous sommes présents.
  • Il obéit au doigt et à l’œil en toutes circonstances, jusqu’à refuser la nourriture donnée par un autre humain.
  • Il ne se bat jamais contre ses congénères, même les plus belliqueux.
  • Il ne se reproduit qu’avec des partenaires que nous lui choisissons.
  • Il n’a pas peur de l’orage ni des feux d’artifices, d’ailleurs il n’aboie jamais (pour ne pas déranger les voisins) sauf bien sûr pour nous avertir d’un danger important.
  • Il n’est jamais agressif, même s’il souffre et subit rudesses et/ou hautes frustrations.
  • Il dort, mange et fait rapidement ses besoins lorsque nous décidons qu’il est l’heure pour lui de dormir, de se nourrir ou de sortir.

 

Ce chien dont nous rêvons est assurément un « Super Chien » !

Super, au point même d’attendre de lui que cela soit tout à fait naturel, c’est à dire d’être capable de produire tout cela sans y avoir été préparé ou entraîné. Difficile de trouver en lui d’autres traits que ceux d’un être idéal ne vivant que pour répondre à nos attentes et nos désirs avant même d’assouvir ses propres besoins primaires.
Un animal comme le chien peut tendre à devenir cet être parfait lorsque sa survie en dépend. C’est ce que font nos chiens, ils essayent tous de devenir des « Supers Chiens »… Ils tentent sans cesse de trouver un équilibre entre leurs besoins et nos attentes.
Si nous ne pouvons pas réduire toutes nos attentes envers nos chiens, nous avons le devoir de les aider à s’adapter à notre monde. Considérer le chien comme un animal et un être sensible, c’est considérer son bien être. Avoir conscience du décalage entre ce que nous attendons du chien et ce qu’il est en réalité, c’est déjà faire un premier pas.
On ne naît pas « Super Chien », on apprend à le devenir et bien souvent à ses dépends ! Bien sûr, nos chiens ne seront jamais parfaits. Et si aimer son chien c’était justement l’aider à affronter la lourde tache qui lui est dévolue : devenir le meilleur ami de l’Homme… Etes-vous prêt à aider votre animal à devenir un « Super Chien » ?

                                                                                                                Julie Decompte
http://www.autour-de-mon-chien.com

 Publié dans le magasine ATOUT CHIEN – septembre 2008
Publié chez French Toutou . com
http://www.frenchtoutou.com/comportement/super_chien.php

 

Publié chez Chien . com
http://www.chien.com/general/education/lire/super-chien.html

Se faire obéir de son chien

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Sujet épineux que celui du contrôle de son compagnon favori… Evidemment, puisque nous sommes sans arrêt évalués et jugés par nos semblables sur ce point : « Ne peux-tu pas dire à ton chien qu’il arrête de sauter ? » ou bien : « Apprends donc à ton chien à ne pas aboyer après le facteur » et encore « Il ne revient pas quand tu l’appelles, il se moque de toi ! Hahahaaaaaa ! Ha ! ».

 

Je vous imagine déjà en train de fulminer… Notre toutou doit donc nous obéir, en plus de nous être fidèle et reconnaissant, en toute circonstance et à toute heure, sous peine d’endosser la lourde responsabilité de notre échec dans notre rôle de super maître. Car le chien lui ne ressent aucune honte ni aucune culpabilité à nous désobéir ! Ces sentiments ne font pas partie du répertoire émotionnel canin. Il ne fait pas non plus ex(E)près de nous désobéir pour nous faire enrager…

En réalité, tout est une question de motivation. Si ce qu’il est en train de faire lui donne une plus grande satisfaction que ce que nous lui proposons, difficile pour lui de s’y conformer !

 

Petit exemple

Fidèle, (votre chien) est au parc en liberté, occupé à flairer une super odeur dans un joli bosquet de fleurs roses. Du fond de l’allée, surgissent  Brutus et son maître «Mr Demovépoil », que vous n’avez pas spécialement envie de croiser aujourd’hui, là maintenant et tout de suite. Vite ! Il vous faut rappeler Fidèle, le rattacher et tourner les talons comme si de rien n’était, avant qu’ils n’arrivent à votre hauteur et que Mr « Demovépoil » ne vous décortique pendant 1 heure sa rencontre d’hier avec un amstaff de 3 mois, « mais déjà très féroce !», qui a failli dévorer son petit Brutus (bichon maltais) malgré la muselière… La pression est palpable. Vous sifflez votre chien, l’air de rien… Fidèle gambade joyeusement dans les parterres et ne vous entend pas… Vous l’appelez une seconde fois, un peu plus déterminé. Fidèle s’arrête, jette un coup rapide d’œil dans votre direction : votre souffle est un peu court, votre visage rosé de stress, vos mains crispées sur la laisse et vous priez pour qu’il se dépêche. Et Fidèle s’éloigne le nez dans ses fleurs ! Ca y est, vous êtes énervé : « Fidèle ! Au pied ! ». Tandis que vous vous précipitez pour courir après ce chien qui n’est décidément pas très « gentil » aujourd’hui, on vous retient par le bras : 

- « Tiens ! Mr Comtoulmonde ! On dirait que vous êtes contrarié ce matin, ça ne va pas ? »

-          Je vais bien, merci Mr Demovépoil, et vous-même ?

-          Votre chien n’a pas l’air décidé à vous obéir ! Hahaha ! Ha ! Ha ! Vous n’allez plus au club canin ?

-         

-          Moi, je suis de très mauvaise humeur, et pour cause, attendez que je vous raconte l’histoire terrifiante qui m’est arrivée hier, ici au parc, encore avec un monstre ! un de ses chiens méchants !

-          Fidèèèèèèèèèèèèèle !!! »

 

Que s’est il passé pour Fidèle ?

Voyant son propriétaire stressé et pressé, il a préféré vaquer à ses occupations plutôt que revenir vers ce propriétaire « bizarre » ne lui inspirant plus tout à fait confiance à ce moment là. Il a pu aussi anticiper que le rappel serait suivi de la mise en laisse et départ du parc.

En effet, même si nous n’en avons pas toujours conscience, le chien discrimine nos états émotionnels et parfois même nos intentions. En réalité, il perçoit tout un cocktail de signaux externes (comme la posture de notre corps, l’expression de notre visage ou la tonalité de notre voix). Il est ensuite capable d’associer ces signaux avec les conséquences (directes ou indirectes) qu’ils engendrent sur lui et de les mémoriser.

 

Ainsi, un chien pourra choisir de ne pas revenir au rappel :

  • s’il a peur de se faire réprimander
  • s’il n’a pas confiance en son propriétaire (l’ordre ne sera pas perçu comme légitime pour le chien)
  • ou si ce qu’il est en train de faire est plus gratifiant que de revenir.

 

Devenir Super maître

Vouloir se faire obéir de son chien peut nous conduire dans des situations dangereuses où incompréhension et rapports de force se mêlent, jusqu’à la conduite agressive… Nous devons donc apprendre à devenir des maîtres fiables et justes, (des supers maîtres) pour que nos chiens coopèrent et qu’ils soient contrôlables (peut être pas en toute circonstance, mais au moins quand cela est nécessaire).

Dans l’idéal, les ordres et les contraintes devraient être utilisés avec parcimonie tout en proposant au chien quelque chose de plus gratifiant que ce qu’il est en train de faire. Pour cela on peut bien sûr utiliser des récompenses. Se servir du conditionnement (dressage) pour que les réponses appropriées du chien deviennent un automatisme est aussi très intéressant. En effet, lors d’un conditionnement parfaitement encré, les histoires de motivation ne semblent plus entrer en jeu. Tout se passe comme si le chien ne prenait plus le temps d’évaluer le pour et le contre avant d’agir. Les comportements réponses ressemblent à des réflexes (presque involontaires). Mais attention, cela n’est pas valable pour tous les types d’apprentissages et cela n’est pas éternel ! Il faut entretenir les acquis et cela ne fonctionne pas en toutes circonstances (tout dépend de ce que le chien aura réellement associé à l’ordre).

Pour être efficace au maximum et devenir un super maître, c’est aussi toute la vie (cohabitation) avec le chien qu’il faut aménager (relation, respect des besoins, diminution des attentes et exigences).

Ainsi, le chien pourra choisir de coopérer avec cet humain leader, qui finalement pèse plus lourd sur la balance des coûts et des bénéfices, que ce joli bosquet de fleurs roses rempli d’odeurs passionnantes de congénères… de chats… et… oh ! Des miettes ! « Fidèèèèèèle, NON ! »

 

Julie Decompte
www.autour-de-mon-chien.com

Publié chez French Toutou . com
http://www.frenchtoutou.com/info/obeir_chien.php

Quand les chiens attaquent d’autres animaux, le cas de la tortue d’Hermann

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Nos chiens sont parfois amenés à rencontrer d’autres espèces animales (à la maison ou en balade dans la nature). Certaines espèces de la faune sauvage sont extrêmement menacées, comme la tortue d’Hermann par exemple. En cas de morsure, un chien peut occasionner des dégâts importants (blessures sérieuses, voire mortelles) sur une tortue. Si nous sommes responsables des agissements de nos animaux, nous ne comprenons pas toujours ce qui se passe lors d’une attaque… Voici quelques éléments d’explication :

Comment se passe une attaque de chien sur une tortue ?
Dans la plupart des cas, c’est un vif intérêt pour la tortue qui pousse le chien à l’explorer… Le chien est intrigué par « cette boîte vivante avec quelque chose à découvrir dedans » et va s’en approcher plutôt prudemment. Le mouvement de rétraction dans la carapace que fait la tortue est très bref et pourrait susciter une émotion chez le chien. Mais, il semble qu’il soit insuffisant pour déclencher un comportement réponse de prédation (réflexe de poursuite, attaque subite et morsure délabrante jamais observé à ma connaissance). L’agression ne serait donc pas la résultante d’un phénomène de prédation mais plutôt d’une exploration qui « tournerait mal ». En effet, le chien explore aussi par mordillement, avec sa gueule… Et là, la machine s’emballe ! Il s’avère extrêmement gratifiant pour lui de ronger cette « boîte ». A cette gratification s’ajoute la motivation à découvrir ce qui se cache à l’intérieur de la carapace (ce que le chien sent mais ne voit pas !). Pour illustrer ce phénomène, on pourrait se représenter un chien en interaction avec un jouet de type « Kong » à l’intérieur duquel quelques boulettes de nourriture ont été dissimulées. Certains chiens s’adonnent à dénicher les boulettes avec tant de frénésie !

Pourquoi certains chiens attaquent t-ils davantage aux tortues que d’autres ?

1/ Les caractéristiques du chien

Tout d’abord, les conditions d’élevage semblent avoir leur importance… Un chien familiarisé très tôt à l’espèce « tortue » considèrera cette espèce comme « amie » (familière) et ne sera que très modérément intrigué et intéressé par les tortues. Ceci tendrait à diminuer les risques d’agression.

Ensuite, la race du chien rentre en également en jeu… Les terriers et autres chiens de chasse chez qui l’Homme a façonné (par sélection artificielle) des tempéraments vifs curieux et pugnaces, semblent davantage prédisposés à s’attaquer aux tortues ; mais ils ne sont pas les seuls !

2/ Les réactions du propriétaire du chien

Pour un chien, les réactions de son propriétaire sont capitales. Elles rentrent aussi en jeu dans ce qui détermine les « chances de récidive » (réapparition) d’un comportement donné. Sans nous en rendre compte, nous pouvons renforcer un comportement d’attaque de tortue et augmenter les risques que « Médor » agresse à nouveau ! Nous sommes dans la nature : le chien revient avec une tortue dans la gueule (c’est la toute première fois) : Oh ! Surprise ! « Qu’est ce que tu nous ramènes ?» Le chien fait l’expérience qu’en s’intéressant à la tortue, il suscite l’attention de ses propriétaires… Puis, certains d’entre nous s’engagent alors dans une course poursuite (ou un rapport de force) pour récupérer la tortue de la gueule du chien « Allez, donnes la tortue, tu vas lui faire mal ! Donnes !»… Il fait l’apprentissage que cet « objet » est convoité par ses chers maîtres et qu’il lui permet d’avoir une interaction avec eux ! Que cette situation soit vécue par le chien comme un jeu ou comme une occasion de se positionner socialement dans le groupe, cela peut tout à fait suffire à alimenter son intérêt pour les tortues… La fois prochaine, lorsqu’il rencontrera à nouveau une tortue, il s’y intéressera encore, et peut être encore davantage…

Une autre réaction après une agression, est de punir le chien (parfois très violemment). Mais, dans la plupart des cas, la punition n’est pas (ou très peu) associée à l’acte de morsure car trop éloignée dans le temps. Pour qu’elle puisse être « efficace », il faudrait punir le chien au moment même où il saisit la tortue dans sa gueule pour la première fois. Egalement, si l’on souhaite réprimer ce comportement, il faudrait « dire non » au moment où le chien exprime son intention de se saisir de la tortue. Bien souvent, les propriétaires ne s’aperçoivent du manège qu’après plusieurs minutes, lorsque la tortue est déjà blessée. Ils récupèrent tant bien que mal la tortue de la gueule du chien qu’ils punissent ensuite « Qu’est ce que tu as fait ?!». La punition est donc parfaitement inappropriée.

3/ La « dimension sociale »

Il peut s’ajouter un degré supplémentaire de complexité à l’acte d’attaque de tortue : les phénomènes de compétition. En général, ce type d’agression s’observe chez les propriétaires de tortue captives, où le chien côtoie quotidiennement des tortues sans souci de familiarisation. Il vit avec, en « parfaite harmonie » jusqu’au jour où, sans raison apparente, il attaque l’une d’entre elles ! Dans ce cas, l’attaque sera brève (pas de phase d’exploration) et souvent sanglante. Ici, pour comprendre les motifs exacts du chien et éviter la récidive, il faut s’intéresser au système relationnel entre le chien et son maître. La plupart du temps, les propriétaires de chiens et de tortues prennent la précaution de construire un enclos surprotégé. Les plus inventifs, badigeonnent la carapace de leurs tortues avec une substance au goût amer parfaitement infecte pour le chien !

Que faire en cas d’attaque ?

1/ Récupérer la tortue
- Ne tentez pas de reprendre la tortue directement dans la gueule de votre chien ! Attention, risque de morsure (pour vous) !
- Désintéressez vous du chien ! A quelques pas de lui, faites mine de vous intéresser à quelque chose d’autre… un caillou, un bâton, n’importe quoi, même un morceau de poulet si vous en avez un sous la main ! Théâtralisez un maximum « Waouh !! C’est quoi ça ? ». Il faut que le chien lâche la tortue et vienne vous rejoindre. S’il ne lâche pas prise, rapprochez vous un peu pour lui proposer cet autre objet « viens voir, mon chien ! ». Il va chercher à sentir ce nouvel objet qui capte toute votre attention et devrait lâcher la tortue…
- Dès que le chien s’est détourné de son butin, éloignez le plus possible de la tortue. L’idéal serait de l’attacher ou de l’isoler dans une pièce ou dans la voiture (si vous le pouvez) de sorte qu’il ne puisse pas vous voir lorsque vous retournerez auprès de la tortue pour lui prodiguer les premiers soins. Si vous avez opté pour de la nourriture en appât, vous pouvez la lui donner à ce moment là, mais pas avant !
- Ne punissez pas votre chien !

2 / Apporter secours à la tortue
- Retournez rapidement vers la tortue (sans votre chien, bien sur !)
- Agenouillez vous. Observez bien l’animal dessus et dessous, de tous côtés afin de vérifier qu’elle n’est pas blessée. Allez-y doucement ! Gardez la tortue en l’air à hauteur d’œil et baissez vous pour la regarder dessous plutôt que de la retourner sur le dos.
- Si elle n’est pas blessée (pas de sang, pas de chair apparente, carapace quasi intacte), laissez la tranquille, elle se remettra de ses émotions à son rythme ; n’oubliez pas que sa place est dans la nature.
- En cas de plaie :
o N’attendez pas ! Amenez la tortue le plus vite possible dans un centre de soins (vétérinaire ou Village des tortues ou centre de sauvegarde de la faune).
o Pour le transport, mettez la tortue dans une boite fermée (opaque) si possible avec des trous pour qu’elle puisse respirer.
o Ne nettoyez pas la plaie.

Mieux vaut prévenir que guérir
Si votre chien débusque régulièrement des tortues, surveillez-le ! Attachez-le. Si vous le laissez libre, rappelez-le souvent pour vérifier qu’il n’est pas en train de ronger une tortue. Veillez à découvrir au plus vite ses agissements afin de récupérer rapidement la tortue (Cf. plus haut) avant qu’il ne soit trop tard pour la sauver. Si vous le souhaitez, prenez rendez vous avec un professionnel qui vous conseillera de façon personnalisée sur les attitudes à adopter. Si vous vivez avec des chiens et des tortues, vous pouvez aussi faire appel à un consultant qui vous aidera à mettre en place les meilleures conditions de sécurité pour vos tortues.

Julie Decompte
www.autour-de-mon-chien.com

Passer à côté de son chien

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Rendre son chien dangereux… Plus facile que de le rendre heureux !

Comment faire ? C’est très simple : Votre chien commence à exprimer des comportements gênants, ignorez les ! Soyez plus ferme avec lui, tentez de lui reprendre sa nourriture quand il mange, bousculez le quand il est dans le passage, rabrouez le pour un oui ou pour un non… Dominez-le ! Vous verrez, avec un peu de chance, votre toutou se mettra à grogner rapidement… Dès qu’il grogne, mettez-lui un grand coup sur la tête accompagné d’un NON hurlé ! Il va peut être vous mordre !!! Ou mieux : Mordre le chien de la voisine par agression redirigée. Ou pire : mordre le petit Victor qui tentera de le caresser en promenade ou le surprendra au détour d’un coin de rue. Terrifiant non ? Et pourtant bien réel !

Certaines conduites agressives ne sont pas prises au sérieux

Les aboiements dirigés par exemple, peuvent tout à fait faire office de menace et les grognements ne sont pas toujours du jeu ! Les mordillements ne sont pas systématiquement une résurgence de comportements infantiles et certains regards soutenus peuvent en dire long sur les intentions du chien. Pourtant ces comportements passent inaperçus, noyés au milieu du flot quotidien de nos multiples interprétations erronées du comportement de notre compagnon.

D’autres comportements sont aussi faussement interprétés

Les chevauchements par exemple, ne s’observent pas uniquement lors de l’accomplissement de l’acte sexuel ! Les léchouilles, ne sont pas à coup sûr des marques d’affection. Certains contacts, loin de ressembler à des signes de dévotion, sont pourtant gratifiants pour nous. Et, que dire des bâillements que nous mettons toujours sur le compte de la fatigue ?…

Nous ne savons pas interpréter les comportements de notre animal ou pire, nous les interprétons de travers. Résultat : des réponses inadaptées de notre part, des quiproquos à répétition et un chien qui peine à restaurer son équilibre émotionnel via l’expression de tout un panel de comportements adaptatifs (qui peuvent parfois nous gêner, et parfois pas). Une situation, un contexte, un ras le bol ou une peur bleue et ça y est, le chien a mordu ! Trop tard !

Comment pouvons nous, supers humains dotés d’une intelligence supérieure, passer à côté d’un animal si merveilleux par ignorance… Le manque de connaissances ou les mauvaises connaissances que nous ne savons pas remettre en question nous jouent véritablement des tours, nous empêchant d’accéder à une relation harmonieuse avec cet animal aimé (pourtant si fort).

Comment faire pour apprendre ?

Il n’y a pas de recette toute prête pour apprendre à comprendre et à communiquer avec son animal car chaque relation est unique. Vous pourrez lire des dizaines de livres sur le comportement du chien ou étudier le comportement des meutes de loups, il n’est pas certain que cela vous avance sur la voie de la compréhension de votre petit compagnon. Chaque chien est différent et choisira d’exprimer tel ou tel comportement dans telle ou telle situation. De plus, un même comportement peut avoir diverses fonctions et autant de contextes d’apparition. Nous n’avons que peu de modèles pour comprendre le comportement du chien dans nos foyers. S’appuyer sur le modèle social du loup ou sur le comportement des chiens entre eux est-il vraiment adapté et suffisant ?

Pour construire une relation basée sur autre chose que sur des malentendus avec votre chien, il vous faut prendre le temps de l’observer, changer votre regard sur lui, pour enfin le voir tel qu’il est… Êtes-vous prêts ?

Julie Decompte
www.autour-de-mon-chien.com

Les morsures et les chiens dangereux, une situation dangereuse !

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A l’aide ! Mon chien a mordu ! Que dois-je faire ?

Bien sur, si vous ne voulez pas que votre chien « remorde » vous pouvez le museler, lui arracher les dents, l’enfermer dans une boîte, ou l’euthanasier !

Plus de chien, plus de dents, plus de morsure et plus de problème ! Vous pourrez ensuite faire le deuil de cet animal « défectueux » et en prendre un autre tout neuf en espérant qu’il « marche mieux » !

Question

Une morsure peut-elle être le signe d’un animal défectueux ? Oui, dans les rares cas d’états pathologiques pouvant induire une certaine agressivité chez le chien.

De mauvaises conditions de développement précoce par exemple produisent sans aucun doute des « chiens fragiles ». Ces chiens ont une faible (ou mauvaise) capacité d’adaptation et ils sont très sensibles émotionnellement. Lors de leur cohabitation avec l’humain, certaines situations « normales » ou « banales » pour nous ou pour d’autres chiens plus équilibrés, se révèleront très difficiles (voire impossibles) à gérer pour eux.

En fonction des expériences vécues au cours de sa vie et de son environnement (qui comprend le contexte de vie et les relations avec la famille), un chien peut « choisir » l’agression (incluant la menace et la morsure) comme comportement réponse à une situation donnée. Dans une situation d’inconfort (douleur, peur, surprise, incompréhension) le chien peut « produire » une conduite agressive. Un animal très émotif se trouvera plus souvent en inconfort ou difficulté qu’un autre chien, et sera donc davantage en situation d’exprimer de l’agressivité.

Autrement dit, si la vie qui est proposée à ce chien n’est pas adaptée à sa sensibilité extrême, il risque de mordre plus facilement et donc plus souvent que d’autres chiens (placés dans des conditions de vie identiques bien sûr).

Petit rappel

La plupart des morsures surgissent au sein de la famille, produites par des chiens connus (toutes races et catégories confondues), bien souvent catalogués dans le registre du « gentil chien ».

Comment un chien « gentil » peut il se transformer en monstre sanguinaire ? Ou plutôt, comment un chien normal (qui n’est pas « hyper-sensible ») peut-il en arriver à « choisir » la morsure comme réponse comportementale ?

Puisque les conditions de développement ne permettent pas à elles seules d’expliquer le comportement agressif de l’animal, voyons le contexte social, autrement dit  »la place que le chien occupe dans le groupe familial ».

Et, là ça se corse pour vous (le propriétaire) !

Vous entendrez sûrement que vous n’avez pas correctement éduqué votre chien, il est dominant ! Seule solution : reprendre le contrôle (pouvoir) par le dressage. Ou comment apprendre à son chien à « devenir gentil » et à « rester à sa place de chien ! » en le conditionnant…

Encore un léger hic ! Le dressage n’apprend pas au chien à faire le bien (et encore moins à ne pas faire le mal). Pourquoi ? Parce que le cerveau du chien ne peut pas intégrer les notions de bien et de mal ou de gentil et méchant car ce sont des « représentations abstraites » (et humaines) qu’il ne peut concevoir.

L’éducation canine, permet de faire faire des apprentissages au chien en utilisant sa motivation et ses capacités cognitives; elle ne permet pas de lui inculquer un sens moral. Quant à « la place du chien au sein de la famille », le dressage n’a rien à voir avec l’organisation sociale.

Au risque de vous décevoir, ce n’est pas parce que votre chien vous obéit au doigt et à l’œil qu’il vous reconnaît forcément comme son leader. De plus, et jusqu’à preuve du contraire, nous ne sommes pas des chiens ! Si notre toutou peut tout à fait comprendre la signification d’un coup de dent de la part de sa mère ou d’un grognement de la part d’un congénère, comment interprète t-il le fait que nous humains, mangions après lui, lui interdisions le canapé et l’assommions d’injonctions ? Est-ce réellement par rapport à cela qu’il se positionne socialement vis-à-vis de nous ? Et puis, les chiens dressés (ou contraints) eux aussi peuvent mordre ! On peut même dresser un chien à mordre d’ailleurs… Et je pense ne pas me tromper en disant que trop de contraintes sur le chien peuvent conduire à la morsure.

Evaluer, cataloguer…

Evaluer le chien, le classer en « niveaux de risque », le dresser ou même dénoncer ou punir son propriétaire ne sont pas des mesures adaptées à la prévention des morsures, puisque n’importe quel chien peut mordre, même les bien-élevés et les bien-éduqués (ceux qui apparaissent comme les moins dangereux et qui sont responsables de la majorité des morsures rappelons-le).

Cataloguer les chiens en individus plus ou moins dangereux et chercher à les éradiquer ne sera pas efficace non plus ! Le comportement agressif (et l’acte de morsure) fait partie intégrante du répertoire comportemental du chien. Nous ne pourrons probablement jamais enlever ou effacer ce comportement chez le chien, même avec la meilleure méthode d’éducation canine au monde ou la plus vigilante des sélections artificielles. C’est un ensemble de facteurs qui détermine la probabilité d’émergence d’une conduite agressive, dans une situation donnée. Pour réduire le risque de morsure, il faut s’intéresser à chacun de ces facteurs (différents pour chaque système famille-chien).

C’est en analysant la cohabitation dans son ensemble et en se décentrant du chien, que ces facteurs peuvent être appréhendés.

Seules des mesures préventives personnalisées et adaptées à chaque cohabitation peuvent permettre d’anticiper certaines situations dangereuses. Tant que le chien ne sera pas considéré dans sa cohabitation et vu tel qu’il est (un animal évoluant avec des humains tout autour), d’autres situations à risques produiront d’autres chiens dangereux ! Et d’autres morsures suivront…

Julie Decompte
www.autour-de-mon-chien.com

Faut-il punir son chien ?

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Beaucoup d’entre nous ont recours à la punition pour « éduquer » son chien, lui apprendre, lui faire comprendre qu’il a « mal agit ». Mais est-ce réellement efficace ?

Pour avoir une chance d’être assimilé par un animal un conditionnement aversif (une punition) doit respecter quelques règles :

- La répétition : Il faut punir systématiquement le chien lorsqu’il exprime le comportement non désiré. Malheureusement, nous ne sommes pas toujours derrière nos animaux pour les surveiller, et lorsque nous ne sommes plus là, l’interdit n’est plus…

Petit exemple : Flémard est systématiquement réprimandé lorsqu’il est surpris en flagrant délit de canapé. En présence de ses maîtres cet interdit est respecté. Mais lorsqu’ils sont au travail ou ont le dos tourné, le confortable canapé devient « disponible » et Flémard s’y précipite… Ce que Flémard a appris c’est : « lorsque je suis vu sur le canapé, je suis réprimandé ». Alors, autant ne pas « se faire prendre » ! Lui, grand amoureux de la sieste, ne peut apprendre, ni comprendre que c’est « mal » de monter sur le canapé.

- Le bon moment : C’est à l’instant même où le chien est en train de réaliser la « bêtise » qu’il faut le réprimander; pas une seconde après ! Bien souvent nous ne faisons que constater les dégâts et ne punissons que bien trop tard d’un fameux « Qu’est ce que tu as fait ? ». De plus, même lorsque nous agissons au bon moment, le chien s’inhibe et stoppe son action par peur d’être réprimandé. La motivation à l’origine de l’apparition de son comportement reste présente (et complétée par de la frustration). Le chien risque donc de recommencer son action quelques minutes (voire secondes) plus tard…

- Les conséquences pour l’animal : Pour être efficace, la punition doit être perçue comme négative. Or, ce qui est désagréable ou douloureux pour un individu ne le sera pas forcément pour un autre. Si la punition est trop « faible », elle n’aura aucun effet, ou pire, elle ne fera que renforcer le comportement (l’action du chien gratifiée d’une attention sera reproduite, parfois plus tard…). Au contraire, si la punition est perçue comme une menace ou une attaque (même si elle n’est pas nécessairement violente), votre chien se trouvera en position de devoir se défendre. Attention aux dents !

En punissant nos chiens, et en cherchant à inhiber les comportements qui nous gênent, nous générons incompréhensions, frustrations et tensions. Placé dans ce système anxiogène, le chien cherchera à se libérer de ses tensions sous la forme de comportements divers et variés (souvent gênants eux aussi) que nous tenterons de contrer, une fois de plus. Ce cercle vicieux entraine une dégradation (parfois très rapide) de la relation et de la confiance. Sans parler des conséquences néfastes qu’induit l’anxiété sur la santé de l’animal…

C’est en comprenant les motivations de nos chiens à produire leurs comportements (les causes) que nous parviendrons à gérer les difficultés. De plus, trouver des compromis et les intégrer à notre mode de vie est souvent bien plus efficace, naturel et logique que de chercher à punir !

Julie Decompte
www.autour-de-mon-chien.com

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