2009
Qu’est ce qu’un chien ? La réponse peut vous paraître tellement évidente que vous ne vous êtes jamais vraiment posé la question… C’est bien sûr un animal… Mais attention ! Pas n’importe lequel ! Un animal qui est ni plus ni moins surnommé « le meilleur ami de l’Homme ».
Si pour beaucoup d’entre nous le mot « chien » renvoie à l’image d’un compagnon « fidèle et dévoué » capable de nous « faire la fête » ou de nous « aimer » en toutes circonstances, alors peut être devrions-nous nous interroger simplement sur ce qu’il est.
Qui d’entre nous n’a jamais rêvé de « son meilleur ami » ?
Le chien de nos rêves est toujours présent à nos côtés et capable de s’adapter à tout : les déménagements, les vacances, la ville ou la campagne sans peur ni crainte ni trop d’excitation.
- Ce chien « adore les enfants » et accepte même de se laisser tirer la queue ou les poils sans broncher.
- Il vit pacifiquement en cohabitation étroite avec des congénères qui lui sont imposés ou d’autres animaux représentant parfois de véritables proies pour lui, « animal prédateur ».
- Ce chien peut nous accompagner au restaurant sans réclamer un peu du contenu de notre assiette si appétissante, alors que justement il a très faim et qu’à la maison il y a droit.
- Celui là reste seul à nous attendre sans difficulté lorsque nous nous absentons mais il nous suit partout lorsque nous sommes présents.
- Il obéit au doigt et à l’œil en toutes circonstances, jusqu’à refuser la nourriture donnée par un autre humain.
- Il ne se bat jamais contre ses congénères, même les plus belliqueux.
- Il ne se reproduit qu’avec des partenaires que nous lui choisissons.
- Il n’a pas peur de l’orage ni des feux d’artifices, d’ailleurs il n’aboie jamais (pour ne pas déranger les voisins) sauf bien sûr pour nous avertir d’un danger important.
- Il n’est jamais agressif, même s’il souffre et subit rudesses et/ou hautes frustrations.
- Il dort, mange et fait rapidement ses besoins lorsque nous décidons qu’il est l’heure pour lui de dormir, de se nourrir ou de sortir.
Ce chien dont nous rêvons est assurément un « Super Chien » !
Super, au point même d’attendre de lui que cela soit tout à fait naturel, c’est à dire d’être capable de produire tout cela sans y avoir été préparé ou entraîné. Difficile de trouver en lui d’autres traits que ceux d’un être idéal ne vivant que pour répondre à nos attentes et nos désirs avant même d’assouvir ses propres besoins primaires.
Un animal comme le chien peut tendre à devenir cet être parfait lorsque sa survie en dépend. C’est ce que font nos chiens, ils essayent tous de devenir des « Supers Chiens »… Ils tentent sans cesse de trouver un équilibre entre leurs besoins et nos attentes.
Si nous ne pouvons pas réduire toutes nos attentes envers nos chiens, nous avons le devoir de les aider à s’adapter à notre monde. Considérer le chien comme un animal et un être sensible, c’est considérer son bien être. Avoir conscience du décalage entre ce que nous attendons du chien et ce qu’il est en réalité, c’est déjà faire un premier pas.
On ne naît pas « Super Chien », on apprend à le devenir et bien souvent à ses dépends ! Bien sûr, nos chiens ne seront jamais parfaits. Et si aimer son chien c’était justement l’aider à affronter la lourde tache qui lui est dévolue : devenir le meilleur ami de l’Homme… Etes-vous prêt à aider votre animal à devenir un « Super Chien » ?
Julie Decompte
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http://www.frenchtoutou.com/comportement/super_chien.php
Sujet épineux que celui du contrôle de son compagnon favori… Evidemment, puisque nous sommes sans arrêt évalués et jugés par nos semblables sur ce point : « Ne peux-tu pas dire à ton chien qu’il arrête de sauter ? » ou bien : « Apprends donc à ton chien à ne pas aboyer après le facteur » et encore « Il ne revient pas quand tu l’appelles, il se moque de toi ! Hahahaaaaaa ! Ha ! ».
Je vous imagine déjà en train de fulminer… Notre toutou doit donc nous obéir, en plus de nous être fidèle et reconnaissant, en toute circonstance et à toute heure, sous peine d’endosser la lourde responsabilité de notre échec dans notre rôle de super maître. Car le chien lui ne ressent aucune honte ni aucune culpabilité à nous désobéir ! Ces sentiments ne font pas partie du répertoire émotionnel canin. Il ne fait pas non plus ex(E)près de nous désobéir pour nous faire enrager…
En réalité, tout est une question de motivation. Si ce qu’il est en train de faire lui donne une plus grande satisfaction que ce que nous lui proposons, difficile pour lui de s’y conformer !
Petit exemple
Fidèle, (votre chien) est au parc en liberté, occupé à flairer une super odeur dans un joli bosquet de fleurs roses. Du fond de l’allée, surgissent Brutus et son maître «Mr Demovépoil », que vous n’avez pas spécialement envie de croiser aujourd’hui, là maintenant et tout de suite. Vite ! Il vous faut rappeler Fidèle, le rattacher et tourner les talons comme si de rien n’était, avant qu’ils n’arrivent à votre hauteur et que Mr « Demovépoil » ne vous décortique pendant 1 heure sa rencontre d’hier avec un amstaff de 3 mois, « mais déjà très féroce !», qui a failli dévorer son petit Brutus (bichon maltais) malgré la muselière… La pression est palpable. Vous sifflez votre chien, l’air de rien… Fidèle gambade joyeusement dans les parterres et ne vous entend pas… Vous l’appelez une seconde fois, un peu plus déterminé. Fidèle s’arrête, jette un coup rapide d’œil dans votre direction : votre souffle est un peu court, votre visage rosé de stress, vos mains crispées sur la laisse et vous priez pour qu’il se dépêche. Et Fidèle s’éloigne le nez dans ses fleurs ! Ca y est, vous êtes énervé : « Fidèle ! Au pied ! ». Tandis que vous vous précipitez pour courir après ce chien qui n’est décidément pas très « gentil » aujourd’hui, on vous retient par le bras :
- « Tiens ! Mr Comtoulmonde ! On dirait que vous êtes contrarié ce matin, ça ne va pas ? »
- Je vais bien, merci Mr Demovépoil, et vous-même ?
- Votre chien n’a pas l’air décidé à vous obéir ! Hahaha ! Ha ! Ha ! Vous n’allez plus au club canin ?
- …
- Moi, je suis de très mauvaise humeur, et pour cause, attendez que je vous raconte l’histoire terrifiante qui m’est arrivée hier, ici au parc, encore avec un monstre ! un de ses chiens méchants !
- Fidèèèèèèèèèèèèèle !!! »
Que s’est il passé pour Fidèle ?
Voyant son propriétaire stressé et pressé, il a préféré vaquer à ses occupations plutôt que revenir vers ce propriétaire « bizarre » ne lui inspirant plus tout à fait confiance à ce moment là. Il a pu aussi anticiper que le rappel serait suivi de la mise en laisse et départ du parc.
En effet, même si nous n’en avons pas toujours conscience, le chien discrimine nos états émotionnels et parfois même nos intentions. En réalité, il perçoit tout un cocktail de signaux externes (comme la posture de notre corps, l’expression de notre visage ou la tonalité de notre voix). Il est ensuite capable d’associer ces signaux avec les conséquences (directes ou indirectes) qu’ils engendrent sur lui et de les mémoriser.
Ainsi, un chien pourra choisir de ne pas revenir au rappel :
- s’il a peur de se faire réprimander
- s’il n’a pas confiance en son propriétaire (l’ordre ne sera pas perçu comme légitime pour le chien)
- ou si ce qu’il est en train de faire est plus gratifiant que de revenir.
Devenir Super maître
Vouloir se faire obéir de son chien peut nous conduire dans des situations dangereuses où incompréhension et rapports de force se mêlent, jusqu’à la conduite agressive… Nous devons donc apprendre à devenir des maîtres fiables et justes, (des supers maîtres) pour que nos chiens coopèrent et qu’ils soient contrôlables (peut être pas en toute circonstance, mais au moins quand cela est nécessaire).
Dans l’idéal, les ordres et les contraintes devraient être utilisés avec parcimonie tout en proposant au chien quelque chose de plus gratifiant que ce qu’il est en train de faire. Pour cela on peut bien sûr utiliser des récompenses. Se servir du conditionnement (dressage) pour que les réponses appropriées du chien deviennent un automatisme est aussi très intéressant. En effet, lors d’un conditionnement parfaitement encré, les histoires de motivation ne semblent plus entrer en jeu. Tout se passe comme si le chien ne prenait plus le temps d’évaluer le pour et le contre avant d’agir. Les comportements réponses ressemblent à des réflexes (presque involontaires). Mais attention, cela n’est pas valable pour tous les types d’apprentissages et cela n’est pas éternel ! Il faut entretenir les acquis et cela ne fonctionne pas en toutes circonstances (tout dépend de ce que le chien aura réellement associé à l’ordre).
Pour être efficace au maximum et devenir un super maître, c’est aussi toute la vie (cohabitation) avec le chien qu’il faut aménager (relation, respect des besoins, diminution des attentes et exigences).
Ainsi, le chien pourra choisir de coopérer avec cet humain leader, qui finalement pèse plus lourd sur la balance des coûts et des bénéfices, que ce joli bosquet de fleurs roses rempli d’odeurs passionnantes de congénères… de chats… et… oh ! Des miettes ! « Fidèèèèèèle, NON ! »
Julie Decompte
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2009
Quand les chiens attaquent d’autres animaux, le cas de la tortue d’Hermann
Nos chiens sont parfois amenés à rencontrer d’autres espèces animales (à la maison ou en balade dans la nature). Certaines espèces de la faune sauvage sont extrêmement menacées, comme la tortue d’Hermann par exemple. En cas de morsure, un chien peut occasionner des dégâts importants (blessures sérieuses, voire mortelles) sur une tortue. Si nous sommes responsables des agissements de nos animaux, nous ne comprenons pas toujours ce qui se passe lors d’une attaque… Voici quelques éléments d’explication :
Comment se passe une attaque de chien sur une tortue ?
Dans la plupart des cas, c’est un vif intérêt pour la tortue qui pousse le chien à l’explorer… Le chien est intrigué par « cette boîte vivante avec quelque chose à découvrir dedans » et va s’en approcher plutôt prudemment. Le mouvement de rétraction dans la carapace que fait la tortue est très bref et pourrait susciter une émotion chez le chien. Mais, il semble qu’il soit insuffisant pour déclencher un comportement réponse de prédation (réflexe de poursuite, attaque subite et morsure délabrante jamais observé à ma connaissance). L’agression ne serait donc pas la résultante d’un phénomène de prédation mais plutôt d’une exploration qui « tournerait mal ». En effet, le chien explore aussi par mordillement, avec sa gueule… Et là, la machine s’emballe ! Il s’avère extrêmement gratifiant pour lui de ronger cette « boîte ». A cette gratification s’ajoute la motivation à découvrir ce qui se cache à l’intérieur de la carapace (ce que le chien sent mais ne voit pas !). Pour illustrer ce phénomène, on pourrait se représenter un chien en interaction avec un jouet de type « Kong » à l’intérieur duquel quelques boulettes de nourriture ont été dissimulées. Certains chiens s’adonnent à dénicher les boulettes avec tant de frénésie !
Pourquoi certains chiens attaquent t-ils davantage aux tortues que d’autres ?
1/ Les caractéristiques du chien
Tout d’abord, les conditions d’élevage semblent avoir leur importance… Un chien familiarisé très tôt à l’espèce « tortue » considèrera cette espèce comme « amie » (familière) et ne sera que très modérément intrigué et intéressé par les tortues. Ceci tendrait à diminuer les risques d’agression.
Ensuite, la race du chien rentre en également en jeu… Les terriers et autres chiens de chasse chez qui l’Homme a façonné (par sélection artificielle) des tempéraments vifs curieux et pugnaces, semblent davantage prédisposés à s’attaquer aux tortues ; mais ils ne sont pas les seuls !
2/ Les réactions du propriétaire du chien
Pour un chien, les réactions de son propriétaire sont capitales. Elles rentrent aussi en jeu dans ce qui détermine les « chances de récidive » (réapparition) d’un comportement donné. Sans nous en rendre compte, nous pouvons renforcer un comportement d’attaque de tortue et augmenter les risques que « Médor » agresse à nouveau ! Nous sommes dans la nature : le chien revient avec une tortue dans la gueule (c’est la toute première fois) : Oh ! Surprise ! « Qu’est ce que tu nous ramènes ?» Le chien fait l’expérience qu’en s’intéressant à la tortue, il suscite l’attention de ses propriétaires… Puis, certains d’entre nous s’engagent alors dans une course poursuite (ou un rapport de force) pour récupérer la tortue de la gueule du chien « Allez, donnes la tortue, tu vas lui faire mal ! Donnes !»… Il fait l’apprentissage que cet « objet » est convoité par ses chers maîtres et qu’il lui permet d’avoir une interaction avec eux ! Que cette situation soit vécue par le chien comme un jeu ou comme une occasion de se positionner socialement dans le groupe, cela peut tout à fait suffire à alimenter son intérêt pour les tortues… La fois prochaine, lorsqu’il rencontrera à nouveau une tortue, il s’y intéressera encore, et peut être encore davantage…
Une autre réaction après une agression, est de punir le chien (parfois très violemment). Mais, dans la plupart des cas, la punition n’est pas (ou très peu) associée à l’acte de morsure car trop éloignée dans le temps. Pour qu’elle puisse être « efficace », il faudrait punir le chien au moment même où il saisit la tortue dans sa gueule pour la première fois. Egalement, si l’on souhaite réprimer ce comportement, il faudrait « dire non » au moment où le chien exprime son intention de se saisir de la tortue. Bien souvent, les propriétaires ne s’aperçoivent du manège qu’après plusieurs minutes, lorsque la tortue est déjà blessée. Ils récupèrent tant bien que mal la tortue de la gueule du chien qu’ils punissent ensuite « Qu’est ce que tu as fait ?!». La punition est donc parfaitement inappropriée.
3/ La « dimension sociale »
Il peut s’ajouter un degré supplémentaire de complexité à l’acte d’attaque de tortue : les phénomènes de compétition. En général, ce type d’agression s’observe chez les propriétaires de tortue captives, où le chien côtoie quotidiennement des tortues sans souci de familiarisation. Il vit avec, en « parfaite harmonie » jusqu’au jour où, sans raison apparente, il attaque l’une d’entre elles ! Dans ce cas, l’attaque sera brève (pas de phase d’exploration) et souvent sanglante. Ici, pour comprendre les motifs exacts du chien et éviter la récidive, il faut s’intéresser au système relationnel entre le chien et son maître. La plupart du temps, les propriétaires de chiens et de tortues prennent la précaution de construire un enclos surprotégé. Les plus inventifs, badigeonnent la carapace de leurs tortues avec une substance au goût amer parfaitement infecte pour le chien !
Que faire en cas d’attaque ?
1/ Récupérer la tortue
- Ne tentez pas de reprendre la tortue directement dans la gueule de votre chien ! Attention, risque de morsure (pour vous) !
- Désintéressez vous du chien ! A quelques pas de lui, faites mine de vous intéresser à quelque chose d’autre… un caillou, un bâton, n’importe quoi, même un morceau de poulet si vous en avez un sous la main ! Théâtralisez un maximum « Waouh !! C’est quoi ça ? ». Il faut que le chien lâche la tortue et vienne vous rejoindre. S’il ne lâche pas prise, rapprochez vous un peu pour lui proposer cet autre objet « viens voir, mon chien ! ». Il va chercher à sentir ce nouvel objet qui capte toute votre attention et devrait lâcher la tortue…
- Dès que le chien s’est détourné de son butin, éloignez le plus possible de la tortue. L’idéal serait de l’attacher ou de l’isoler dans une pièce ou dans la voiture (si vous le pouvez) de sorte qu’il ne puisse pas vous voir lorsque vous retournerez auprès de la tortue pour lui prodiguer les premiers soins. Si vous avez opté pour de la nourriture en appât, vous pouvez la lui donner à ce moment là, mais pas avant !
- Ne punissez pas votre chien !
2 / Apporter secours à la tortue
- Retournez rapidement vers la tortue (sans votre chien, bien sur !)
- Agenouillez vous. Observez bien l’animal dessus et dessous, de tous côtés afin de vérifier qu’elle n’est pas blessée. Allez-y doucement ! Gardez la tortue en l’air à hauteur d’œil et baissez vous pour la regarder dessous plutôt que de la retourner sur le dos.
- Si elle n’est pas blessée (pas de sang, pas de chair apparente, carapace quasi intacte), laissez la tranquille, elle se remettra de ses émotions à son rythme ; n’oubliez pas que sa place est dans la nature.
- En cas de plaie :
o N’attendez pas ! Amenez la tortue le plus vite possible dans un centre de soins (vétérinaire ou Village des tortues ou centre de sauvegarde de la faune).
o Pour le transport, mettez la tortue dans une boite fermée (opaque) si possible avec des trous pour qu’elle puisse respirer.
o Ne nettoyez pas la plaie.
Mieux vaut prévenir que guérir
Si votre chien débusque régulièrement des tortues, surveillez-le ! Attachez-le. Si vous le laissez libre, rappelez-le souvent pour vérifier qu’il n’est pas en train de ronger une tortue. Veillez à découvrir au plus vite ses agissements afin de récupérer rapidement la tortue (Cf. plus haut) avant qu’il ne soit trop tard pour la sauver. Si vous le souhaitez, prenez rendez vous avec un professionnel qui vous conseillera de façon personnalisée sur les attitudes à adopter. Si vous vivez avec des chiens et des tortues, vous pouvez aussi faire appel à un consultant qui vous aidera à mettre en place les meilleures conditions de sécurité pour vos tortues.
Julie Decompte
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L’acquisition de la propreté est un apprentissage
Petit chiot ne naît pas propre, c’est à vous Supers maîtres de le lui enseigner ! Il s’agit donc de se comporter en Super profs pour lui faciliter « la tache » et ne pas retarder les choses.
Dur dur pour tout le monde !
Point de vue de Petit chiot : Il doit apprendre à la fois à se retenir dedans et à faire dehors ! Très compliqué !
Point de vue du propriétaire : Il doit apprendre à être patient et à observer son chiot… Et parfois, il doit en plus lutter contre les mauvais conseils et la contrariété ! Pas évident !
Quelques conseils pour réussir
1/Choisir un endroit propice
· Un endroit calme, sans trop de stimulations (aversives ou positives), pour ne pas distraire Petit chiot qui risquerait « d’oublier » de faire ses besoins dehors et de les faire sitôt rentré à la maison (lieu sûr et calme).
· Offrez à votre chiot la possibilité de faire ses besoins sur son substrat préférentiel. Observez votre animal sur divers substrats (herbe, béton, terre…) et voyez lequel le stimule le plus (sur lequel il urine ou défèque le plus rapidement).
2/Choisir le moment opportun
· Pour éviter les accidents, sortez-le rapidement après les phases de repas, de jeu ou de repos. A 8 semaines, les sphincters de votre petit compagnon sont difficilement contrôlables… Il fait ses besoins quasi instantanément après chaque « moment important » de sa petite vie.
· Observez votre chiot, s’il exprime une envie sortez-le tout de suite ! Avant de se soulager, Petit chiot se comporte de façon caractéristique : il s’agite, renifle le sol et tourne en rond pour stimuler la descente des excréments dans son intestin (péristaltisme). C’est le moment de le sortir.
3/Organiser la digestion des aliments
En proposant une nourriture en quantité adaptée, à horaires fixes et de façon organisée.
4/Gérer la situation en cas d’accident
· NE PUNISSEZ PAS PETIT CHIOT ! Même pris sur le fait. Comment voulez vous qu’il comprenne qu’il faut éliminer dehors si vous réprimez ce même comportement (qui plus est naturel) dedans ? Certes le contexte est différent mais Petit chiot lui, pourrait ne pas saisir la nuance… Résultat : un apprentissage retardé ! Votre petit compagnon peine à comprendre ce que l’on attend de lui, se cache pour éliminer hors de votre vue ou se retient jusqu’au dernier moment ! Si pris sur le fait, vous avez le temps de le transporter dehors, faîtes le immédiatement (mais calmement) afin de lui permettre d’assimiler que le bon comportement consiste à faire à l’extérieur. Si vous devez descendre 3 étages, jouez plutôt la carte du « pas vu pas pris ! ».
· Ne pas punir signifie ne pas réprimer c’est-à-dire ne pas taper, ne pas crier dessus, ne pas dire « NON » ! Et bien sûr ne pas « mettre le nez dedans ». Une punition mal adaptée (comme c’est presque toujours le cas) pourrait conduire votre chiot à ingérer ses excréments par peur de se faire mettre le nez dedans…
· Contrôlez votre mécontentement autant que faire ce peut. Petit chiot ne peut pas comprendre qu’il a mal agit (la culpabilité est le propre de l’humain).
· Nettoyez hors de sa vue pour éviter qu’il ne vienne patauger dedans et ne prenne votre attitude baissée (agitant votre morceau d’essuie-tout) pour un appel au jeu. Evitez d’utiliser de la javel (stimulant du comportement de miction).
5/Les astuces en plus
· Prévoir en cas d’absence : Si vous devez laisser Petit chiot seul à la maison avant l’achèvement de son apprentissage de la propreté, limitez l’espace qu’il peut occuper pour faciliter le nettoyage. Sortez-le avant de partir et dès votre retour.
· Une fois Petit chiot plus alaise avec la propreté, augmentez progressivement l’intervalle de temps entre deux sorties (sans exagération, pas plus de quelques heures entre deux sorties !). Adulte, il saura se retenir pendant vos absences.
· Félicitez le s’il fait ses besoins au bon endroit, gratifiez-le de vos plus beaux compliments (« c’est bien ! ») pour lui manifester votre contentement et l’inciter à recommencer. « On obtient bien davantage et plus vite, en récompensant un comportement souhaité, plutôt qu’en punissant le comportement non désiré. » Danièle Mirat.
Enfin, gardez patience et courage !
Attention ! A ne pas confondre avec un mauvais apprentissage de la propreté
Les comportements de malpropreté ne sont pas toujours la résultante d’un mauvais apprentissage. Si votre chien est propre et se met à faire ses besoins à la maison, il peut s’agir d’un problème physiologique (maladie) à voir avec votre vétérinaire, ou de l’expression de tout autre chose… A voir avec un bon professionnel.
Je remercie Danièle Mirat et son article « L’apprentissage de la propreté » qui est à l’origine de ce texte et l’a largement inspiré.
Julie Decompte
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http://www.frenchtoutou.com/info/chiot_deviendra_grand.php
Rendre son chien dangereux… Plus facile que de le rendre heureux !
Comment faire ? C’est très simple : Votre chien commence à exprimer des comportements gênants, ignorez les ! Soyez plus ferme avec lui, tentez de lui reprendre sa nourriture quand il mange, bousculez le quand il est dans le passage, rabrouez le pour un oui ou pour un non… Dominez-le ! Vous verrez, avec un peu de chance, votre toutou se mettra à grogner rapidement… Dès qu’il grogne, mettez-lui un grand coup sur la tête accompagné d’un NON hurlé ! Il va peut être vous mordre !!! Ou mieux : Mordre le chien de la voisine par agression redirigée. Ou pire : mordre le petit Victor qui tentera de le caresser en promenade ou le surprendra au détour d’un coin de rue. Terrifiant non ? Et pourtant bien réel !
Certaines conduites agressives ne sont pas prises au sérieux
Les aboiements dirigés par exemple, peuvent tout à fait faire office de menace et les grognements ne sont pas toujours du jeu ! Les mordillements ne sont pas systématiquement une résurgence de comportements infantiles et certains regards soutenus peuvent en dire long sur les intentions du chien. Pourtant ces comportements passent inaperçus, noyés au milieu du flot quotidien de nos multiples interprétations erronées du comportement de notre compagnon.
D’autres comportements sont aussi faussement interprétés
Les chevauchements par exemple, ne s’observent pas uniquement lors de l’accomplissement de l’acte sexuel ! Les léchouilles, ne sont pas à coup sûr des marques d’affection. Certains contacts, loin de ressembler à des signes de dévotion, sont pourtant gratifiants pour nous. Et, que dire des bâillements que nous mettons toujours sur le compte de la fatigue ?…
Nous ne savons pas interpréter les comportements de notre animal ou pire, nous les interprétons de travers. Résultat : des réponses inadaptées de notre part, des quiproquos à répétition et un chien qui peine à restaurer son équilibre émotionnel via l’expression de tout un panel de comportements adaptatifs (qui peuvent parfois nous gêner, et parfois pas). Une situation, un contexte, un ras le bol ou une peur bleue et ça y est, le chien a mordu ! Trop tard !
Comment pouvons nous, supers humains dotés d’une intelligence supérieure, passer à côté d’un animal si merveilleux par ignorance… Le manque de connaissances ou les mauvaises connaissances que nous ne savons pas remettre en question nous jouent véritablement des tours, nous empêchant d’accéder à une relation harmonieuse avec cet animal aimé (pourtant si fort).
Comment faire pour apprendre ?
Il n’y a pas de recette toute prête pour apprendre à comprendre et à communiquer avec son animal car chaque relation est unique. Vous pourrez lire des dizaines de livres sur le comportement du chien ou étudier le comportement des meutes de loups, il n’est pas certain que cela vous avance sur la voie de la compréhension de votre petit compagnon. Chaque chien est différent et choisira d’exprimer tel ou tel comportement dans telle ou telle situation. De plus, un même comportement peut avoir diverses fonctions et autant de contextes d’apparition. Nous n’avons que peu de modèles pour comprendre le comportement du chien dans nos foyers. S’appuyer sur le modèle social du loup ou sur le comportement des chiens entre eux est-il vraiment adapté et suffisant ?
Pour construire une relation basée sur autre chose que sur des malentendus avec votre chien, il vous faut prendre le temps de l’observer, changer votre regard sur lui, pour enfin le voir tel qu’il est… Êtes-vous prêts ?
Julie Decompte
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Chien gentil
Nos croyances : Mon chien est très gentil, il adore les gens, il accueille les visiteurs en remuant la queue et demande beaucoup de caresses.
La réalité canine : Ce chien semble sociable. L’humain lui est familier. Lorsqu’il accueille les visiteurs ou fait des demandes d’attention il cherche à capter (et à conserver) l’attention de ses personnes. « Faire la fête » ou « remuer la queue » ne sont pas des signes de contentement du chien, ces comportements sont à interpréter suivant les situations. L’accueil des visiteurs ou le retour des maîtres à la maison met le chien dans un état d’excitation qui se traduit pas une grande agitation (le chien court partout, saute, halète bruyamment, vocalise parfois…)
Chien dominant
Nos croyances :
Mon chien est dominant. Il cherche à me dominer et me provoque, alors je le remets à sa place de chien ! Je mange avant lui et je le renvoie souvent « à sa place ! »
La réalité canine : Un chien propose sa dominance à un autre chien, au cours d’une interaction, à un instant donné. Un même chien peut être le dominant ou le dominé suivant les situations. Avec l’humain, nous ne parlons pas de dominance ou de hiérarchie proprement dite. Et pourtant, le chien a besoin d’un équilibre. Cet équilibre est affaire de relation dans sa globalité et son quotidien, pas uniquement au moment du repas ou lors du choix des places de repos. De plus, il est possible d’instaurer une relation de confiance avec son animal (plutôt que des rapports de force).
Chien qui se venge
Nos croyances : Quand je le laisse tout seul à la maison mon chien détruit mes affaires ! Il le fait exprès, il se venge !
La réalité canine : Ce chien est dans un état de détresse lorsqu’il se retrouve seul. Il détruit pour évacuer ses tensions non pas pour se venger !
Chien sait qu’il a mal fait
Nos croyances : Quand il a fait pipi dans la maison, mon chien sait qu’il a mal fait puisqu’il met sa queue entre les pattes et cherche à m’éviter…
La réalité canine : Ce chien ne sait pas qu’il a mal fait car il ne peut pas intégrer les notions de bien et de mal (réservées à l’humain). Néanmoins, il voit bien la contrariété chez son propriétaire (posture, visage, voix…). Il anticipe la punition et a peur. Il peut adopter des postures de demande d’apaisement pour tenter d’atténuer la colère de son propriétaire et éviter la punition.
Chien jaloux
Nos croyances : Mon chien est jaloux de mon chat ! Il ne supporte pas que je le caresse et se met à aboyer !
La réalité canine : La jalousie est réservée aux humains. Néanmoins, la notion de compétition existe chez le chien et peut déclencher des conduites agressives. Dans cette situation, le chien peut également chercher à gérer les interactions de son propriétaire.
Julie Decompte
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A l’aide ! Mon chien a mordu ! Que dois-je faire ?
Bien sur, si vous ne voulez pas que votre chien « remorde » vous pouvez le museler, lui arracher les dents, l’enfermer dans une boîte, ou l’euthanasier !
Plus de chien, plus de dents, plus de morsure et plus de problème ! Vous pourrez ensuite faire le deuil de cet animal « défectueux » et en prendre un autre tout neuf en espérant qu’il « marche mieux » !
Question
Une morsure peut-elle être le signe d’un animal défectueux ? Oui, dans les rares cas d’états pathologiques pouvant induire une certaine agressivité chez le chien.
De mauvaises conditions de développement précoce par exemple produisent sans aucun doute des « chiens fragiles ». Ces chiens ont une faible (ou mauvaise) capacité d’adaptation et ils sont très sensibles émotionnellement. Lors de leur cohabitation avec l’humain, certaines situations « normales » ou « banales » pour nous ou pour d’autres chiens plus équilibrés, se révèleront très difficiles (voire impossibles) à gérer pour eux.
En fonction des expériences vécues au cours de sa vie et de son environnement (qui comprend le contexte de vie et les relations avec la famille), un chien peut « choisir » l’agression (incluant la menace et la morsure) comme comportement réponse à une situation donnée. Dans une situation d’inconfort (douleur, peur, surprise, incompréhension) le chien peut « produire » une conduite agressive. Un animal très émotif se trouvera plus souvent en inconfort ou difficulté qu’un autre chien, et sera donc davantage en situation d’exprimer de l’agressivité.
Autrement dit, si la vie qui est proposée à ce chien n’est pas adaptée à sa sensibilité extrême, il risque de mordre plus facilement et donc plus souvent que d’autres chiens (placés dans des conditions de vie identiques bien sûr).
Petit rappel
La plupart des morsures surgissent au sein de la famille, produites par des chiens connus (toutes races et catégories confondues), bien souvent catalogués dans le registre du « gentil chien ».
Comment un chien « gentil » peut il se transformer en monstre sanguinaire ? Ou plutôt, comment un chien normal (qui n’est pas « hyper-sensible ») peut-il en arriver à « choisir » la morsure comme réponse comportementale ?
Puisque les conditions de développement ne permettent pas à elles seules d’expliquer le comportement agressif de l’animal, voyons le contexte social, autrement dit »la place que le chien occupe dans le groupe familial ».
Et, là ça se corse pour vous (le propriétaire) !
Vous entendrez sûrement que vous n’avez pas correctement éduqué votre chien, il est dominant ! Seule solution : reprendre le contrôle (pouvoir) par le dressage. Ou comment apprendre à son chien à « devenir gentil » et à « rester à sa place de chien ! » en le conditionnant…
Encore un léger hic ! Le dressage n’apprend pas au chien à faire le bien (et encore moins à ne pas faire le mal). Pourquoi ? Parce que le cerveau du chien ne peut pas intégrer les notions de bien et de mal ou de gentil et méchant car ce sont des « représentations abstraites » (et humaines) qu’il ne peut concevoir.
L’éducation canine, permet de faire faire des apprentissages au chien en utilisant sa motivation et ses capacités cognitives; elle ne permet pas de lui inculquer un sens moral. Quant à « la place du chien au sein de la famille », le dressage n’a rien à voir avec l’organisation sociale.
Au risque de vous décevoir, ce n’est pas parce que votre chien vous obéit au doigt et à l’œil qu’il vous reconnaît forcément comme son leader. De plus, et jusqu’à preuve du contraire, nous ne sommes pas des chiens ! Si notre toutou peut tout à fait comprendre la signification d’un coup de dent de la part de sa mère ou d’un grognement de la part d’un congénère, comment interprète t-il le fait que nous humains, mangions après lui, lui interdisions le canapé et l’assommions d’injonctions ? Est-ce réellement par rapport à cela qu’il se positionne socialement vis-à-vis de nous ? Et puis, les chiens dressés (ou contraints) eux aussi peuvent mordre ! On peut même dresser un chien à mordre d’ailleurs… Et je pense ne pas me tromper en disant que trop de contraintes sur le chien peuvent conduire à la morsure.
Evaluer, cataloguer…
Evaluer le chien, le classer en « niveaux de risque », le dresser ou même dénoncer ou punir son propriétaire ne sont pas des mesures adaptées à la prévention des morsures, puisque n’importe quel chien peut mordre, même les bien-élevés et les bien-éduqués (ceux qui apparaissent comme les moins dangereux et qui sont responsables de la majorité des morsures rappelons-le).
Cataloguer les chiens en individus plus ou moins dangereux et chercher à les éradiquer ne sera pas efficace non plus ! Le comportement agressif (et l’acte de morsure) fait partie intégrante du répertoire comportemental du chien. Nous ne pourrons probablement jamais enlever ou effacer ce comportement chez le chien, même avec la meilleure méthode d’éducation canine au monde ou la plus vigilante des sélections artificielles. C’est un ensemble de facteurs qui détermine la probabilité d’émergence d’une conduite agressive, dans une situation donnée. Pour réduire le risque de morsure, il faut s’intéresser à chacun de ces facteurs (différents pour chaque système famille-chien).
C’est en analysant la cohabitation dans son ensemble et en se décentrant du chien, que ces facteurs peuvent être appréhendés.
Seules des mesures préventives personnalisées et adaptées à chaque cohabitation peuvent permettre d’anticiper certaines situations dangereuses. Tant que le chien ne sera pas considéré dans sa cohabitation et vu tel qu’il est (un animal évoluant avec des humains tout autour), d’autres situations à risques produiront d’autres chiens dangereux ! Et d’autres morsures suivront…
Julie Decompte
www.autour-de-mon-chien.com
Beaucoup d’entre nous ont recours à la punition pour « éduquer » son chien, lui apprendre, lui faire comprendre qu’il a « mal agit ». Mais est-ce réellement efficace ?
Pour avoir une chance d’être assimilé par un animal un conditionnement aversif (une punition) doit respecter quelques règles :
- La répétition : Il faut punir systématiquement le chien lorsqu’il exprime le comportement non désiré. Malheureusement, nous ne sommes pas toujours derrière nos animaux pour les surveiller, et lorsque nous ne sommes plus là, l’interdit n’est plus…
Petit exemple : Flémard est systématiquement réprimandé lorsqu’il est surpris en flagrant délit de canapé. En présence de ses maîtres cet interdit est respecté. Mais lorsqu’ils sont au travail ou ont le dos tourné, le confortable canapé devient « disponible » et Flémard s’y précipite… Ce que Flémard a appris c’est : « lorsque je suis vu sur le canapé, je suis réprimandé ». Alors, autant ne pas « se faire prendre » ! Lui, grand amoureux de la sieste, ne peut apprendre, ni comprendre que c’est « mal » de monter sur le canapé.
- Le bon moment : C’est à l’instant même où le chien est en train de réaliser la « bêtise » qu’il faut le réprimander; pas une seconde après ! Bien souvent nous ne faisons que constater les dégâts et ne punissons que bien trop tard d’un fameux « Qu’est ce que tu as fait ? ». De plus, même lorsque nous agissons au bon moment, le chien s’inhibe et stoppe son action par peur d’être réprimandé. La motivation à l’origine de l’apparition de son comportement reste présente (et complétée par de la frustration). Le chien risque donc de recommencer son action quelques minutes (voire secondes) plus tard…
- Les conséquences pour l’animal : Pour être efficace, la punition doit être perçue comme négative. Or, ce qui est désagréable ou douloureux pour un individu ne le sera pas forcément pour un autre. Si la punition est trop « faible », elle n’aura aucun effet, ou pire, elle ne fera que renforcer le comportement (l’action du chien gratifiée d’une attention sera reproduite, parfois plus tard…). Au contraire, si la punition est perçue comme une menace ou une attaque (même si elle n’est pas nécessairement violente), votre chien se trouvera en position de devoir se défendre. Attention aux dents !
En punissant nos chiens, et en cherchant à inhiber les comportements qui nous gênent, nous générons incompréhensions, frustrations et tensions. Placé dans ce système anxiogène, le chien cherchera à se libérer de ses tensions sous la forme de comportements divers et variés (souvent gênants eux aussi) que nous tenterons de contrer, une fois de plus. Ce cercle vicieux entraine une dégradation (parfois très rapide) de la relation et de la confiance. Sans parler des conséquences néfastes qu’induit l’anxiété sur la santé de l’animal…
C’est en comprenant les motivations de nos chiens à produire leurs comportements (les causes) que nous parviendrons à gérer les difficultés. De plus, trouver des compromis et les intégrer à notre mode de vie est souvent bien plus efficace, naturel et logique que de chercher à punir !
Julie Decompte
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Publié chez French Toutou . com
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Beaucoup d’entre nous pensent que l’apparition de comportements gênants est le reflet d’une mauvaise éducation. Mais est-ce vraiment le cas ?
Un chien éduqué est un chien conditionné. Autrement dit, a qui on a fait faire des apprentissages divers et variés. Il sait obéir à certains ordres comme « assis » ou « couché » et bien d’autres choses qui nous rendent de précieux services. Lors des séances de conditionnement, nous apprenons à notre chien à produire certains comportements dits « adéquats ou bons » à notre demande ; nous ne lui apprenons pas à discerner le bien du mal ni à « devenir gentil ». A la différence d’un humain, le cerveau du chien (qui est un animal), n’est pas adapté pour intégrer ce genre de concepts abstraits.
Si l’éducation est indispensable pour contrôler son chien et lui apprendre à vivre dans notre société, elle n’empêche pas l’apparition de comportements gênants. En effet, un chien ne détruit pas les meubles du salon ou ne mord pas la voisine parce qu’il n’a pas appris à s’asseoir sur commande ou n’a pas fait assez d’agility ! C’est un peu comme si on disait d’un enfant qui déprime ou pousse des colères, qu’il n’a pas assez étudié ses leçons (par cœur) ou n’a pas fait assez de sport ! Cela semble un peu simpliste et réducteur, n’est ce pas ?
Rien à voir avec « éducation »
L’apparition des comportements gênants chez le chien est le résultat de nombreux facteurs, qui n’ont souvent rien à voir avec l’éducation. Ceci est particulièrement vrai pour les conduites agressives qui surgissent dans des circonstances bien particulières et sont associées à des réactions émotionnelles complexes chez le chien.
Malheureusement l’idée « chien éduqué n’est pas méchant » est tellement répandue, que les propriétaires de chiens dits « mordeurs ou agressifs » sont culpabilisés, parfois même par leur propre entourage : « Ton chien est méchant (et dominant) ! C’est ta faute, tu aurais dû être plus ferme avec lui ! ».
D’autres mettront les comportements gênants sur le compte de l’animal : « ce chien est stupide, c’est lui qui a un problème !», presque comme un défaut de fabrication qu’il faut à tout prix corriger.
Et si ni le chien ni le propriétaire n’était en faute dans l’apparition de la plupart des comportements gênants ? Si chacun d’entre nous était responsable ? Peut être que le chien n’est pas ce que l’on croit. En tout cas, ce n’est sûrement pas un boîtier TNT qu’il faut programmer ou réparer !
C’est un animal, un être sensible… Changeons notre regard sur lui ! Faisons l’effort de comprendre ce qu’il tente de nous dire même s’il s’exprime parfois bruyamment en adoptant ces comportements qui nous gênent. Après tout, ils ne sont dérangeants que pour nous, parce que nous ne les comprenons pas.
Julie Decompte
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Quel moment agréable que celui où l’on se couche après une dure journée ! Pour le chien, le rythme veille sommeil dépend directement de notre propre rythme de vie. En effet, la nuit, lorsque nous dormons, le chien dort aussi. En semaine, lorsque nous travaillons, il y a fort à parier qu’il se repose (faute d’activité). Le week-end, où lorsque nous sommes présents, le chien dort très peu. Il est stimulé par notre présence et participe à nos activités. La plupart du temps, nous le sollicitons beaucoup lorsque nous sommes à la maison.
Pour son bien être, le chien doit avoir un endroit à lui. Un petit coussin, une couverture, un panier, bref un couchage de taille adaptée à sa morphologie. Il peut alors se soustraire à nos activités et se reposer même lorsque nous sommes présents.
· Pour devenir un havre de paix, le panier de votre compagnon doit idéalement se trouver dans une pièce « agréable pour lui » (par exemple la cuisine ou le salon).
· Le couchage doit être placé hors du passage, de préférence dans un coin tranquille. Attention toutefois que le coin tranquille ne soit pas un endroit étriqué où le chien serait sans cesse acculé. Observez votre chien pour trouver l’emplacement adéquat.
· Le plus important est de ne jamais déranger votre animal lorsqu’il se trouve à cet endroit. Veillez à ce que vos enfants respectent cette règle à la lettre pour des raisons de sécurité.
· Si vous souhaitez interagir avec votre chien alors qu’il se repose sur son couchage, appelez-le.
· Si vous souhaitez qu’il s’y rende, invitez-le à y aller ! Placez-vous à côté de son panier et appelez votre chien. Montrez lui son « dodo » et invitez le à s’y coucher. Nul besoin de crier ou de s’énerver si votre chien ne s’exécute pas à votre demande. Il ira certainement s’y coucher plus tard de lui-même si vous le laissez faire.
Le principal est que cet endroit soit disponible en permanence pour lui et qu’il n’y soit jamais dérangé. Un couchage adapté fait partit du minimum de confort que l’on puisse offrir à son compagnon favori… Alors pourquoi s’en (l’en) priver ?
Julie Decompte
www.autour-de-mon-chien.com
